MODULEX: UN PEU PLUS EUROPÉEN

LE SOLEIL, 13 octobre 2010

(Québec) Le fabricant de maisons préfabriquées et usinées de Québec Modulex vient d'obtenir une certification qui devrait lui permettre d'accroître sensiblement sa présence sur le continent européen.

«C'est la concrétisation de 10 ans de travail», se réjouit Martin Dechêne, vice-président ventes et marketing et troisième génération de Dechêne à la tête de Modulex. La conformité aux normes de la Communauté européenne ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l'entreprise du boulevard Hamel.

Certification-CSTB«Depuis la fin des années 70, nous avons exporté dans une trentaine de pays. Mais, même si nous étions présents en Europe, nous avions de la difficulté à décrocher des contrats pour des projets de plusieurs unités, de l'institutionnel et du commercial. En tant que compagnie étrangère, on avait plus de difficulté à établir le lien de confiance nécessaire.»

L'Agrément technique européen obtenu certifie que les ensembles de maison à ossature de bois de l'entreprise québécoise sont conformes aux codes du bâtiment européen, que ce soit en termes de dimensions, de propriétés mécaniques ou de méthodes de fabrication. «Nous sommes plus légaux que nos compétiteurs européens!» assure M. Dechêne.

Marché en expansion

Si les maisons à ossature de bois sont dans l'ordre des choses au Québec, il n'en va pas de même dans plusieurs pays européens, dont la France.

«La culture du bois n'est pas aussi répandue qu'ici, mais c'est en train de changer, indique M. Dechêne. On est de plus en plus sensible aux avantages du bois, tant pour la rapidité d'édification de la structure, le confort, la facilité de contrôler l'humidité et le chauffage, que pour des considérations environnementales. Seulement en réduction des émissions de CO2, la maison à ossature de bois est beaucoup plus efficace que l'acier et le béton.»

C'est pourquoi M. Dechêne affirme que ce type de maison représente le bâtiment de l'avenir en Europe, ce qui est de très bon augure pour Modulex.

«Les exportations ont déjà représenté 40 % de notre chiffre d'affaires, grâce à l'Asie, entre autres. Mais la crise économique et la faiblesse de l'euro ont rendu les choses plus difficiles. Par contre, on sent que ce n'est que passager. Avec cette certification, ça devrait remonter.»

Jean Pascal Lavoie

Article sur www.cyberpresse.ca

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