HOME PRESS CONTACT SUPPORT
CATALOGUE 2008 PROMOTIONS

OUR COMPLETE
ARRAY OF MODELS

MORE THAN 200
PLANS AVAILABLE


4 EASY METHODS OF
ACQUISITION


THE MODULEXTM
EXPERIENCE


Médias

ARTICLE



Rubrique Immobilier

LES MAISONS QUÉBÉCOISES SONT TRÈS PRISÉES À L’ÉTRANGER

LES MAISONS FABRIQUÉES ICI SONT DE PLUS EN PLUS EXPORTÉES AUX QUATRE COINS DU MONDE
Les affaires, le 3 juillet 2004

De la Terre de Feu en Argentine aux îles japonaises de Hyushu et Hokkaido, en passant par le Chili, Slovaquie et les banlieues de boston ou de Londres, les maisons de fabrication québécoise et canadienne s’exportent de plus en plus. « Il y a un intérêt et un potentiel de marché grandissants pour les maisons fabriquées ici », dit André Filion, directeur au Développement de l’industrie et du Nunavik à la Société d’habitation pour la qualité de ses produits, est très forte à l’étranger », renchérit Guy Lemieux, conseiller principal à SCHL International, une division de la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Pour sa par, le marché du Royaume-Uni offre des occasions d’affaires fort prometteuses. La firme britannique Countryside Properties vient de conclure une entente avec Modulex, un constructeur québécois de maisons préfabriquées en panneaux de la région de Québec, pour une première livraison d’une trentaine de maisons. Les deuxième et troisième phases de cet important projet domiciliaire porteraient sur la construction de plus de 800 autres unités. Les premiers panneaux ont été expédiés par conteneur il y a trois mois.

« C’est un contrat d’envergure. Nous avons même ajouté une ligne de production consacrée exclusivement à ce projet », dit le président de Modulex, Laurier Dechêne, un pionnier qui a commencé à vendre des maisons à l’étranger il y a 25 ans. L’ampleur de cette commande a incité Modulex à s’associer à un autre constructeur québécois de maisons préfabriquées, Demtec de Princeville.

« Nous aimerions voir plus de partenariats de ce genre afin de satisfaire la forte demande des marchés étrangers », dit M. Lemieux. « Le Québec pourrait exporter davantage et profiter d’importantes retombées, mais les constructeurs n’ont pas la capacité de production requise pour répondre à la demande », souligne M. Filion, qui souhaite l’émergence d’un acteur d’importance. À l’image du géant canadien Viceroy Homes.

« Le marché va plus vite que nous. Nous pourrions vendre beaucoup plus de maisons mais il faut aussi répondre à la demande locale », reconnaît Jean-Luc Boulet, président de Demtec, dont 50 % des ventes sont réalisées à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, en France, au Japon et au Chili.

PLUSIEURS MARCHÉS PROMETTEURS

La SHQ et SCHL International, en collaboration avec d’autres intervenants comme l’Association de la construction du Québec (ACQ), le Québec Wood Export Bureau et le World Trade Centre Montréal, ont multiplié les missions ces dernières années afin de soutenir les efforts du secteur de l’habitation.

Outre l’Angleterre, la France, la Belgique et l’Espagne sont parmi les autres marchés européens ciblés. En Europe, la difficulté ne vient pas tant de la concurrence des pays scandinaves que du type de matériaux utilisé. « La principale difficulté dans ces pays est de faire accepter l’ossature en bois, qui diffère de leurs méthodes traditionnelles de construction en ciment et béton », dit M. Lemieux. En Asie, la Chine et le Japon sont particulièrement visés.

Deuxième marché en importance au monde en matière de nouvelles habitations, avec plus de 1 M de logements mis en chantier annuellement, le Japon favorise justement la construction de maisons à ossature de bois. En novembre 2003, Demtec y inaugurait une maison témoin, la première d’une série de 20 maisons dans son nouveau projet résidentiel de Kitakyushu. Sa première incursion dans le marché japonais remonte à l’an 2000.

Modulex, qui exporte dans une vingtaine de pays, a vendu plus de 700 maisons au Japon, « un marché qui est encore très intéressant », affirme M. Dechêne. Et la Chine ? « C’est plus problématique. Il faudrait probablement y implanter une usine et conclure une entente avec un partenaire chinois », dit-il.

Les maisons destinées aux marchés américains sont généralement de type modulaire et transportées par fardier pour être ensuite assemblées sur le terrain de l’acheteur. Outre-mer, ce sont les maisons en panneaux qui sont expédiées, mur par mur, dans des conteneurs, puis assemblées sur place. Ces maisons peuvent aussi être vendues avec les armoires de cuisine, les portes, les composantes de salles de bain et les fenêtres. La superficie des modèles, généralement haut de gamme, varie de 1 000 à 2 500 pi2. Les constructeurs les vendent en moyenne entre 100 000 $ et 150 000 $.

Pierre Théroux

DES EXPORTATIONS TOTALISANT 56 M$

Le Québec a exporté en 2003 une valeur de 56,4 M$ de maisons préfabriquées, soit environ 10 % du total des exportations canadiennes (549,9 M$) dans ce domaine. Comme dans bien d’autres secteurs d’activité, le marché américain demeure un débouché incontournable et reçoit la majorité des exportations. Ce qui, à cause de l’appréciation du dollar canadien et du conflit sur le bois d’œuvre, explique la baisse de la valeur des exportations enregistrée l’an dernier.

Toutefois, ces résultats globaux ne traduisent pas la tendance des dernières années alors que la valeur des exportations québécoises est passée de 41,5 M$ (2000) à 48,1 M$ (2001), pour ensuite bondir à 70,9 $ (2002). Les exportations canadiennes ont suivi la même tendance, passant de 492,3 M$ (2000) à 608,9 M$ (2002), avant de chuter à 549,9 M$ l’an dernier. Le Royaume-Uni, où les exportations québécoises ont fortement progressé, de 463 438 $ en 2002 à 6,7 M$ en 2003, est devenu le deuxième marché en importance. L’accroissement des ventes de maisons préfabriquées dans ce pays devrait se poursuivre, comme en témoigne les récentes ententes conclues par Modulex, Demtec et Maisons Alouette.

« Pour des raisons économiques et démographiques, l’Angleterre fait face à un déficit en matière d’habitation. Les constructeurs locaux ne peuvent suffire à la demande », explique André Filion, de la Société d’habitation du Québec. Cette situation, conjuguée à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et à la hausse des coûts de construction, a amené le gouvernement britannique et certains membres importants du secteur de la construction à se tourner vers d’autres pays pour combler leurs besoins. P.T,