ACCUEIL CONTACT MÉDIAS CATALOGUE Nouveautés
DEVENIR DISTRIBUTEUR PROMOTIONS ET ÉVÉNEMENTS

CONCEPT
DEVIS ET TRANSPORT

4 MÉTHODES SIMPLES
D'ACQUISITION


L'EXPÉRIENCE
MODULEXMC


Médias

ARTICLE



MISSION COMMERCIALE EN FRANCE

LE BOIS QUÉBÉCOIS À L’HONNEUR

LE SOLEIL, 2 OCTOBRE 2004

Une douzaine d’entreprises québécoises rayonnent au salon Maison Bois d’Angers, qui bat son plein dans l’Hexagone

Preuve de l’intérêt grandissant pour le bois en construction résidentielle et histoire de faire rayonner l’expertise québécoise dans ce domaine, une douzaine d’entreprises sont actuellement en visite en France, pour le salon Maison Bois d’Angers.

Tenu du 1er au 4 octobre, l’événement vise notamment à faire connaître la construction à ossature de bois, un champ d’expertise bien implanté ici, et de plus en plus désiré par nos cousins.

« La France est un des pays les plus pertinents », assure André Filion, directeur à la Direction du développement de l’industrie et du Nunavik, à la Société d’habitation du Québec (SHQ). « On s’investit depuis six ans dans l’exportation des produits du Québec », rappelle-t-il. C’est donc dans cet esprit que la SHQ est du voyage pour une quatrième année consécutive.

Car pour le directeur Filion, il est logique de mettre l’accent de plus en plus sur ce marché porteur. Il admet que les constructions à ossature en bois ne représentent qu’une petite partie de toutes les réalisations des maisons individuelles françaises, soit entre 5 et 6 %. Mais l’intérêt est là. D’après la SHQ, cette proportion devrait tripler d’ici cinq ans, pour prendre une part de marché enviable, entre 15 et 20 %. Actuellement, au Québec, les habitations de ce type comptent pour 10 à 15 % des constructions résidentielles unifamiliales.

RECONNAISSANCE MONDIALE

Et qui dit bois, dit diversité. Qu’exporte-t-on, au juste ? « Un peu de tout », résume M. Filion. Des pièces de structure aux fermes de toit, en passant par les portes et fenêtres ou encore les armoires, le choix ne manque ps. Et le salon d’Angers en est la preuve. On est alors bien loin de la maison traditionnelle en bois rond… bien qu’un fabricant québécois spécialisé dans ce domaine est évidemment du rendez-vous français. Car le bois a la cote, semble-t-il. Plus facile à travailler et à réparer, plus écologique, le matériau a de nombreux avantages. Apprécié au départ pour sa touche de noblesse et de prestige, le bois se démocratise. Dans un numéro dédié au logement social collectif, la brochure parisienne Construire avec le bois (www.bois-construction.org) insiste sur l’aspect socialement responsable de l’utilisation de cette matière naturelle.

OUVRIR LA VOIE

Présent à l’événement, le groupe Modulex de Québec est en terrain connu. « On va au salon d’Angers depuis les tout débuts, il y a six ans », raconte Laurier Dechêne, président et fondateur de l’entreprise spécialisée depuis 40 ans dans les maisons préfabriquées. « Au début, on était seul », précise l’homme d’affaires, qui se réjouit aujourd’hui de la présence grandissante des organismes et fabricants québécois à Angers.

Pionnier, Modulex possède à présent 27 bureaux et dépositaires en territoire français, incluant même un à Tahiti, en Polynésie française. Près de 300 maisons ont été construite par la compagnie québécoise en France et il s’apprête à voir ses constructions homologuées, une première pour un fabricant nord-américain. « Ça commence à prendre de l’ampleur depuis trois ou quatre ans (en France) », ajoute M. Dechêne, qui exporte également dans une vingtaine d’autres pays.

Une mission qui devrait porter fruit à échéance, pense André Filion. Conservateur, il croit que les retombées pour l’ensemble des participants pourraient se chiffrer entre 1 et 10 millions $. « Mais ça peut être beaucoup plus ! » Avec le prix moyen des maisons livrés en France (par bateau) qui se situe au-delà des 150 000 $, le total peut monter vite.

Et l’histoire de mettre toutes les ressources à contribution, pour une première fois la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) se joint à la délégation. Une bonne façon de multiplier les contacts et d’élargie le carnet d’adresses, estime M. Filion qui espère recevoir en grand nombre des quelque 45 000 visiteurs attendus à Angers. À un kiosque unique, vous l’aurez deviné, soit une maison de bois grandeur nature !

UNE MAISON VENUE DE LA MER

Acheminer une maison entière en France ? Les fabricants de résidences préfabriquées d’ici exportent de plus en plus sur le Vieux Continent et il s’agit pourtant bien d’habitations made in Québec, à presque 100 %. C’est que le jeu en vaut la chandelle. Malgré les coûts de transport par bateau en pièces détachées (plus ou moins 7 000 $), à l’aide de conteneurs, la facture totale est bien souvent sous le prix moyen du marché français. Une bonne affaire, semble-t-il, autant pour les promoteurs que pour les acheteurs qui mettent la main sur une demeure plus rapidement que par les méthodes traditionnelles. Sans oublier qu’ils bénéficient d’habitations réputées mondialement pour leur indifférence aux rigueurs du climat.

Jean-Sébastien Massicotte