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DEVENIR DISTRIBUTEUR PROMOTIONS ET ÉVÉNEMENTS
Lise Lachance
QUÉBEC – « L’exportation est une composante majeure de la création d’emplois et de la stratégie du gouvernement canadien pour relancer l’économie », a déclaré au SOLEIL, hier, le ministre du Commerce international, Art Eggleton.
L’homme politique était de passage dans la Vieille Capitale afin de rencontrer, au cours d’un déjeuner à huis clos, une vingtaine de gens d’affaires et de représentants d’organismes comme les Chambres de commerce, la Société de promotion économique du Québec métropolitain, l’Association du Centre mondial du commerce (WTC) et l’Association régionale des commissaires industriels de Chaudière-Appalaches.
Le but de cette initiative : connaître, d’une part, les préoccupations des gens d’affaires quant à l’expansion de leurs entreprises à l’étranger; expliquer, d’autre part, les différents types d’aide que le gouvernement fédéral peut apporter à ceux et celles qui veulent se tourner vers l’exportation.
Le ministre en a profité pour visiter une entreprise de Québec, Modulex, dont 90% de la production de maisons à panneaux préfabriqués est destinée à l’étranger. Cela signifie, pour cette année, des exportations frisant les 15 millions$. Mais la firme du boulevard Hamel ne s’assoit pas sur ses lauriers. Son président, Laurier Dechêne, s’attend à ce que cette somme grimpe à 35 ou 40 millions $ l’an prochain.
« Et ce n’est qu’un minimum », a assuré l’homme d’affaires au SOLEIL. En effet, Modulex travaille sur un mégaprojet qui devrait se concrétiser à Panama. L’affaire doit se régler au cours des prochains mois. Cette perspective, ainsi que l’accroissement des autres contrats, obligera l’entreprise à agrandir sous peu son usine de Val-Alain où travaillent déjà 110 personnes.
Modulex exporte dans 17 pays dont le Japon, la Chine, la Russie, l’Allemagne, la Suisse et les États-Unis. Chaque maison, précise M. Dechêne, est faite sur mesure. Elle ne correspond pas seulement à toutes les spécificités du pays d’accueil (par exemple les normes antisismiques), mais aussi aux désirs des acheteurs. Ce dernier point explique pourquoi le coût des maisons varie énormément et peut atteindre des sommes étonnantes.
Ainsi, explique le pdg, les constructions exportées au Japon s’échelonnent de 40 000$ à 250 000. Un richissime citoyen de la très-communiste Chine a commandé une maison de …1 million $. Quant aux nouveaux bourgeois russes issus de la glasnot, ils paient environ 110 000 $ pour acquérir une datcha «made in Québec». En général, dit M. Dechêne, les maisons destinées à l’exportation ont une superficie de 1200 pieds carrés sur deux étages et comptent trois chambres à coucher.
Précisons que, sur les 2 millions d’entreprises canadiennes, 5000 seulement se sont tournées vers l’exportation. Ottawa entend doubler ce nombre d’ici l’an 2000. Par ailleurs, la moitié des exportations sont effectuées par moins de 100 compagnies.